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Né le 28 juillet 1721 à La Chaux-de-Fonds dans une famille
aisée de " paysans- horlogers ", il est formé, après une
scolarité élémentaire dans sa ville, à Bâle où après ses
humanités il fréquente l'université.
Après une formation en mathématique, physique et théologie
il s'oriente vers l'horlogerie dans les années 1740.
Très rapidement il développe ses talents et est reconnu
par ses pairs.
Les mécanismes des automates et leurs difficultés techniques
l'attirent et, sensible à l'admiration de certains clients,
il se spécialise rapidement dans leur production. Dès 1753,
à la suite d'un voyage à Paris, il se préoccupe de la commercialisation
de ses pièces et se soucie d'améliorer les mécanismes de
celles-ci.
Le voyage qu'il entreprend en 1758 - 1759 avec son beau-père
Abraham-Louis Sandoz et Jacques Gevril en Espagne est une
première pour l'époque. Les trois hommes voyagent à travers
l'Europe du sud avec la production de Pierre Jaquet-Droz
dans l'idée de la présenter à la cour d'Espagne et à son
roi Ferdinand VI.
L'aventure fut périlleuse et même parfois dangereuse mais
le résultat fut à la hauteur de l'entreprise : Jaquet-Droz
revint riche et célèbre.
A son retour dans les Montagnes neuchâteloises l'influence
de Jaquet-Droz est immense et il est même pressenti, à l'instigation
du gouverneur de la principauté de Neuchâtel, Milord Maréchal,
comme directeur d'une fabrique d'horlogerie de grande envergure
à Berlin. Ce projet, soutenu par le Roi de Prusse et Prince
de Neuchâtel Frédéric II, ne se réalisera pas.
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Pierre Jaquet-Droz se consacre à ses affaires, une production
toujours en hausse avec une commercialisation bien orchestrée.
Cependant, ses recherches sur les automates vont trouver
une autre application, à connotation plus philosophique
peut-être, la création d'androïdes.
De 1767 à 1774, il dirige la construction de trois androïdes
extrêmement complexes : la musicienne, le dessinateur et
l'écrivain. Dès 1774 leur présentation à travers l'Europe
vont asseoir encore plus la renommée de leur créateur.
Pierre Jaquet-Droz est alors secondé dans l'exploitation
de son entreprise et la construction d'automates par son
fils Henri-Louis et un mécanicien horloger de ses amis,
Jean-Frédéric Leschot. Il se retire peu à peu de la gestion
de son entreprise et reçoit des visiteurs de l'Europe entière
qui viennent admirer ses œuvres et lui rendre hommage.
Après un séjour de quelques années chez son fils qui s'est
établi à Genève, il se retire à Bienne où il décède le 28
novembre 1790.
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Tiré de:
Biographies neuchâteloises, tome 1, article Pierre
Jaquet-Droz, Marc Vanden Berghe, pp. 155 - 158, Ed. Gilles
Attinger, 1996
Charles Thomann, L'histoire de La Chaux-de-Fonds, inscrite
dans ses rues, Ed. Du Griffon, 1965
François Faessler, Samuel Guye, Edmond Droz, Pierre Jaquet-Droz
et son temps, La Chaux-de-Fonds, Le Locle, 1971
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